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Star Trek : The Next Generation s.1 - 1987
de Gene Roddenberry, avec Patrick Stewart
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par David Sicé
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Nous sommes un siècle après les premières aventures du capitaine Kirk. Le commandant en second Riker (Jonathan Frakes) vient de prendre son poste à bord du prestigieux USS Enterprise, un vaisseau massif commandé par le capitaine Jean-Luc Picard (Patrick Stewart). Il y retrouve la Conseillère Deana Troy (Marina Sirtis), à moitié humaine, à moitié télépathe et découvre le lieutenant Data (Brent Spiner), un androïde aux origines mystérieuses. La première mission de l'Enterprise consiste à inspecter un luxueux avant-poste construit par un peuple très soucieux de plaire à la Fédération.
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Star Trek, la série originale est devenue une icône des années 60 et un phénomène de la Science-fiction. Créé par un ancien policier lecteur assidu des magazines de l'âge d'or, la série avait été traitée en son temps avec un certain mépris et considéré comme un échec en taux d'audiences, d'après un système statistique qui s'est ensuite révélé parfaitement faux : c'était bien un succès, exactement pour le coeur de cible de la chaîne NBC.
Avec les rediffusions sans fin sur les réseaux de télévision locaux américains, la série devient extrêmement populaire, s'ancre dans l'imaginaire des télespectateurs petits et grands, et rassemble dans des conventions de plus en plus massives un nombre toujours plus grands de passionnés, dont il est bon ton de se moquer, alors que de fait ils forment un public incroyablement diversifié et large, dont très peu d'oeuvre peuvent se vanter.
La Paramount s'apprêtait à lancer une nouvelle série Star Trek racontant les aventures d'un capitaine Kirk plus âgé, mais avec le succès formidable de Star Wars, signé George Lucas, tout est plié et la série est transformée en suite filmée. Il faut attendre cette fois le succès d'Alien 2 signé James Cameron pour que Roddenberry parvienne à relancer sa série : hélas (ou tant mieux), Kirk ne pourra pas reprendre du service et il faut former un nouvel équipage. Gene Roddenberry, comme à son habitude, veut le former de la manière la moins américaine possible : multiculturel, avec une femme responsable de la sécurité (la force), un robot (le coeur) en officier scientifique et un français à la Jacques-Yves Cousteau en guise de capitaine (la tête), secondé par un genre de Kirk jeune (les jambes).
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Dès sa première saison, Star Trek : La Nouvelle Génération est une énorme machine où tout le monde repasse avec tout le monde, tournée avec des équipes techniques farouchement opposées à l'innovation selon certains réalisateurs. Contrairement aux aventures de Kirk, les scénarios ne sont pas plus ou moins bien adaptés de véritables nouvelles de science-fiction à succès (Arena) ou rédigés par les meilleurs novellistes du moment (The City On The Age Of Forever) : ce sont les scénaristes de soap qui ont déjà pris le relais (et ils vont d'ailleurs bientôt se mettre en grève). Roddenberry lutte pour imposer son point de vue comme dans les années 60 et ce n'est pas vraiment apprécié de la production, qui rêve de le voir prendre ses distances.
Le résultat ? Une série qui prend le relais de Star Wars, mise en plein succès en pause illimitée par George "Je veux tout contrôler mais je ne sais pas écrire un scénario" Lucas, et d'Aliens le retour, sans suite immédiate et confiné à l'horreur militariste, tout en cherchant à imiter Star Trek : La série originale par des couleurs fluos, des personnages simplifiés, et surtout des intrigues déclaquées sur la série originale, rendue presque grotesquement "familiale" alors que Roddenberry voulait du Aliens le retour - et il va en avoir : dans le 25ème épisode "Conspiration", la série bascule brutalement d'une imagerie naïve et agaçante à de l'action gore digne d'un film de Cronenberg. Les ligues de vertu sont vent debout, mais l'attention des spectateurs est réveillée.
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Star Trek La Nouvelle Generation va échapper à l'annulation et se poursuivre avec un succès toujours plus grand, envers et contre tout, pendant sept saisons au cours desquels la production va "découvrir" les plus grands producteurs de séries télévisées de Science-fiction et de Fantastique des années 90 / 2000, et les pires. Les pires gagneront la lutte de pouvoir pour conserver le contrôle de la poule aux oeufs d'or et le contrôle de la Next Generationtandis que les meilleurs s'échappent temporairement vers Star Trek : Deep Space Nine, la série dérivée. De ce fait, les aventures du nouvel Enterprise seront quelque peu maltraitées et inégales dans leurs dernières années, Star Trek la Nouvelle Génération prenant fin à la télévision en 1994.
Mais le pire est encore à venir avec Star Trek : Voyager et surtout la terrible série Enterprise, crée par Rick Berman et Branon Braga, fossoyeurs authentifiés de Star Trek à la télévision - et ce en dépit de toute la passion que les fans, jamais avares, pourront leur donner pendant presque vingt années durant, de 1987 à 2005.
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Ici le site officiel de l'univers de Star Trek (en anglais)
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20120131MAR : Sortie BR US de Star Trek The Next Generation (101-102 / 317 / 525)
Il s'agit d'un blu-ray de démonstration à prix réduit proposant le pilote de la série en deux parties et deux épisodes acclamés par les fans. La restauration n'est pas complète (la scène post-générique est systématiquement granuleuse, il y a des rares petits coups à l'image sur le pilote) mais déjà prodigieuse car il a fallu refaire le montage et les trucages en haute définition : la qualité d'image est très belle, et la HD est bien là, merveilleuse comme à son habitude.
Cependant, le choix des épisodes est mauvais, dans le sens qu'aucun des épisodes ne vous fera aimer la Next Generation si vous n'êtes pas déjà fan. Le pilote est une catastrophe du point de vue scénario, réalisation, mise en scène. Les deux autres épisodes font appel de manière très importante à des maquillages qui limitent le jeu des acteurs et font de ce fait une impression déplorable en HD - alors que par ailleurs il existait des dizaines, voire une centaine d'autres épisodes plus accessibles et spectaculaires, qui auraient pu rallier un nouveau public et rallumer la flamme des premiers spectateurs.
La production ayant perdu des négatifs, un plan n'est pas en HD et a dû être mis à échelle à partir de la résolution vidéo des premières diffusions. C'est flagrant, mais cela montre à quel point le choix de reconstruire la série était le seul possible, et à quel point ceux qui proposent une simple mise à l'échelle des séries des années 80 / 90 sont des escrocs.
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19871026 : Diffusion US locale de Star Trek : The Next Generation 106 : Where No One Has Gone Before
L'Enterprise accueille à son bord le professeur Kosinski et son assistant extraterrestre. Kosinski expérimente sur les moteurs du vaisseau et celui-ci est par accident projeté à l'autre bout de la galaxie.
Un mieux, mais la machine à pasticher a la vie dure : la projection du vaisseau dans le lointain et le personnage aux pouvoirs surnaturels liés à cette projection sont déjà dans la série originale (Where No Man Has Gone Before). Sûr, c'est aussi une référence appuyée, mais comme tous les épisodes précédents font déjà dans la récupération...
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19871019 : Diffusion US locale de Star Trek : The Next Generation 105 : The Last Outpost
L'Enterprise prend en chasse un vaisseau Ferengi responsable du vol d'un générateur d'énergie équipant un avant-poste de la fédération. Les deux vaisseaux tombent subitement en panne.
Enfin du neuf avec la première apparition d'une nouvelle espèce extraterrestres, les Ferengis représentant le capitalisme facilement criminel.
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19871019 : Diffusion US locale de Star Trek : The Next Generation 105 : The Last Outpost
L'enterprise prend en chasse un vaisseau Ferengi responsable du vol d'un générateur d'énergie équipant un avant-poste de la fédération. Les deux vaisseaux tombent subitement en panne.
Enfin du neuf avec la première apparition d'une nouvelle espèce extraterrestres, les Ferengis représentant le capitalisme facilement criminel. Le pastiche n'est cependant pas très loin.
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19871012 : Diffusion US locale de Star Trek : The Next Generation 104 : Code Of Honor
L''officier de la sécurité Tasha Yar se retrouve à se battre en duel après avoir été enlevée par les Ligoniens, qui ont tout d'africains d'opérette.
Et un pastiche de plus de la série originale (Amok Time) avec en plus un dérapage grave, puisque les scénaristes nous assène un cliché raciste à force de tout schématiser. Plus ça va, plus on se prend à se répéter : "tout de même, c'était mieux avant"...
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19871005 : Diffusion US locale de Star Trek : The Next Generation 103 : The Naked Now
L'entreprise enquête sur un avant-poste où la totalité du personnel est devenu fou et a trouvé la mort en gelant sur place après avoir saboté les dispositifs de survie.
A nouveau un pastiche d'un épisode de la série originale (The Naked Time). Les nouveaux héros sont déjà censé faire rire alors qu'ils n'ont pas encore prouvé leur sérieux. C'est encore une mauvaise idée.
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19870928 : Diffusion US locale de Star Trek : The Next Generation 101-102 : Encounter At Farpoint
Un siècle après les aventures du capitaine Kirk, un nouvel astronef Enterprise de taille à emporter les familles de son équipage, repart en mission d'exploration. Son capitaine, Jean-Luc Picard (Patrick Stewart), est confronté à une entité apparemment omnipotente, Q (John De Lancie), qui prétend juger l'Humanité au chef de ses massacres passés et la condamner à ne plus quitter l'espace terrestre.
Un laborieux effort de présentation du nouvelle univers (Klingon, télépathe et androïde à bord), de ses nouvelles technologies (l'Holodeck), qui pastiche au moins trois épisodes de la série originale (Squire Of Gothos, Who Mourns For Adonaïs, The Corbomite Maneuver). Fera beaucoup mieux un an plus tard et encore mieux deux ans plus tard.
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***Fin de l'article***
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