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Comme un chien

Une nouvelle de Science-fiction par David Sicé.

Pour adultes et adolescents.

 

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CHAPITRE UN

 

 

Le laboratoire était brillamment illuminé. Les consoles électromécaniques analysaient en ronronnant les brins d'ADN des échantillons en cours. Stephen chargea une recharge en nutriment pour nano-robots biologiques.

C'était un garçon d'une vingtaine d'année, grand, ses cheveux bruns soigneusement calfeutrés dans un bonnet hygiénique. L'une des deux entrées de la longue pièce s'ouvrit, et Ava Lutner entra, un jeune chat blanc angora perché sur son épaule.

Stephen fronça des sourcils : A quoi bon protéger ses chaussures, ses mains, son visage, ses cheveux, si c'était pour laisser un animal de compagnie contaminer toutes leurs recherches. Mais Ava Lutner était sa patronne, et elle était du genre bizarre et pas commode, alors le jeune homme s'abstint de justesse de lui faire une remarque, et se contenta en conséquence de lui faire une grimace.

Ava Lutner était une femme d'une quarantaine d'années, peut-être largement plus. Elle n'en paraissait pas plus de trente et ce n'était certainement pas à cause de ces produits miracles dont l'on ventait les mérites en permanence sur le Médianet. Stephen la soupçonnait depuis un certain temps déjà d'expérimenter sur elle-même quelques unes des trouvailles clandestines de son laboratoire privé.

« Ne le trouves-tu pas mignon ? », fit sa patronne en se collant à son employé de manière à ce qu'il puisse caresser à son tour le jeune chat.

Ava Lutner avait les cheveux couleur aile de corbeau, et une coupe au carré. Là, elle était souriante, mais c'était rarement le cas. Stephen soupira, et avança une main gantée de blanc translucide pour caresser l'animal. Le chat le fixait bizarrement de ses yeux bleus très clairs. Puis il essaya de lui griffer la main.

« Hé ! », protesta Stephen en s'écartant d'un pas, furieux. Il ne saignait pas, mais le gant était déchiré.

Le jeune homme se précipita au lavabo : « Vous devriez le punir pour avoir fait ça ! disait Stephen en frottant vigoureusement ses mains de savon désinfectant.

« C'est parce qu'il est jaloux, voilà tout ! », répondit tranquillement Ava en déposant un baiser sur le pelage du chat. Elle rejoignit le garçon au lavabo, lui posant une main à la hauteur de l'omoplate : « Est-ce que tu es jaloux ? »

Stephen se retourna vivement, les joues en feu : « Quand est-ce que tu le castres ? Au moins, ça le calmera un peu. »

Le chat lui jeta un regard meurtrier, comme si il avait compris quel genre de sort funeste le jeune homme lui recommandait. « Oui, tu es jaloux !, » répondit simplement Ava en souriant avec gourmandise.

« Suis-moi ! »

Stephen obtempéra. Il se doutait bien de ce qui allait arriver. Il en avait l'habitude. Sa patronne avait un appétit sexuel insatiable. Il n'était pas le premier de ses laborantins à y passer, et il ne serait pas le dernier. Par ailleurs… Hé bien en fait c'était un peu vrai qu'il avait un faible pour elle, même si elle et lui n'avaient jamais parlé de sentiments. Après tout, c'était un peu comme si elle l'avait recueilli et pris soin de lui après l'accident.

Ava se débarrassa du chat dans une cage en plastique qu'elle abandonna sur l'étagère, juste au-dessus du lit. Elle se jeta ensuite sur Stephen, et commença à lui arracher ses vêtements, du bas vers le haut, en terminant par le bonnet — et en lui laissant le masque.

Puis elle laissa Stephen la déshabiller. Le jeune homme préférait toujours faire ça en douceur, même s'il sentait parfois de l'agacement chez sa patronne. Il aurait dû essayer de la dominer ne serait-ce qu'un peu, mais il ne s'en sentait pas le courage, et c'était sans doute ce que lui faisait payer sa partenaire, lorsqu'à l'occasion elle le mordait plus profondément que nécessaire, ou bien elle le frappait, durement.

Mais à cet instant précis, ce qui le dérangeait le plus Stephen, était d'avoir à faire la bête à dos devant cet abruti de chat.

 

 

CHAPITRE DEUX

 

 

« Qu'est-ce que tu vas en faire ? » demanda Stephen lorsqu'il eut enfin (et très temporairement apaisé sa patronne).

« En quoi ça t'intéresse ? Tu es inquiet pour lui ? Non, tu le détestes… »

Le jeune homme se retourna vers Ava, qui le considérait, amusée, appuyée sur son coude. Stephen répondit, sombre : « J'ai retrouvé une facture, à propos d'un chien, que tu t'étais fait livré le mois dernier un peu avant que tu m'embauches. Personne ne l'a plus jamais revu. Je croyais que l'expérimentation animale était complètement interdite, maintenant que la technologie des cellules souches est parfaitement au point ? »

Ava détourna les yeux puis étendit sa main sous le drap, en direction du ventre du garçon : « Et… qu'est-ce que tu as trouvé de plus sur ce chien ?

— Rien du tout, répondit Stephen d'une voix faussement indifférente. Tu l'as tué ? »

« Tu détestes les chats, mais tu tiens aux chiens…, se moqua la femme : En un sens, quoi de plus naturel, puisque tu es toi-même un chien. »

Stephen se dégagea et sortit du lit : « J'en ai assez de tes jeux, Ava !, éclata le jeune homme : Quoi que tu m'aies demandé de faire pour toi, je ne suis pas un chien. Je suis un être humain, digne de respect, et pas un esclave, ni un animal ! »

Ava sortit du lit à son tour, se drapant du drap, tandis que Stephen entreprenait de retrouver ses vêtements et de se rhabiller : « Quel beau discours ! s'exclama-t-elle. Mais je le maintiens. Tu es un chien. En fait tu es la preuve vivante de l'exactitude de ma dernière théorie. »

Stephen avait renfilé son pantalon. Il regarda sa patronne avec plus de pitié que de haine : « Tu es devenue folle. A force de vouloir jouer les Madame Frankenstein, tu as pété les plombs… »

Ava le toisait, toujours aussi amusée. Elle reprit sans même relever sa remarque : « Tu sais comme moi que l'ADN humain est à plus de 80% identique à celui du plus insigne de ses parents du prétendu règne animal. C'est toujours la même erreur que ces débiles profonds de trouveurs mâles commettent depuis des millénaires : une erreur de point de vue, ou si tu préfères, une erreur de ponctuation. »

Elle remettait son soutien-gorge : « La théorie de l'évolution n'a existé que par imitation de ce que les archéologues et les zoologues voyaient sous leurs yeux à l'époque : une vie étalée par strates successives, une diversité apparente égayée à travers une géographie. Oh, nous avons fini par mettre au point d'autres instruments : l'œil a été rallongé d'une lunette, puis d'un télescope – dans notre domaine, une loupe, puis un microscope électronique… Mais la manière de voir les choses, elle n'a jamais changé d'un iota. Un esprit borné et aussi raide et limité que vos bites dans nos culs. »

Stephen était entièrement rhabillé à présent. Même s'il ne goûtait guère les discours sexistes de sa patronne, il avait aussi pris l'habitude de les subir, sans jamais les contrarier : Quand elle en aurait fini, elle s'arrêterait d'elle-même. Il remarqua simplement que son « ami », le chat, bien que visiblement effrayé par le ton de sa propriétaire, semblait extrêmement concentré sur tout ce qu'elle pouvait raconter.

« L'ADN de toutes les espèces de cette planète a beau être une chaîne d'informations, continuait Eva Lutner : Il ne représente pas une réalité linéaire. Et dès lors qu'il avait été prouvé que les cellules d'un individu pouvaient revenir à un état indifférencié puis à nouveau retourner à un état différencié — sans pour autant devenir cancéreuses, ni vieillir prématurément —, tout ce qu'il me restait à faire était de trouver un moyen de leur indiqué, parmi tous les schémas d'espèces que le génome contient déjà en mémoire, lequel le corps tout entier aurait désormais à suivre ! »

Bien malgré lui, Stephen oublia à cet instant qu'il ne s'agissait qu'un discours humiliant de plus — et il intervint : « Vous voulez dire (il ne pouvait s'empêcher de la vouvoyer dès que leur relation en revenait à des abords plus professionnels), que vous auriez imaginé un moyen de changer un être humain en vers de terre, ou l'inverse ? C'est… »

Il allait dire « grotesque », mais en même temps une vision cauchemardesque sortie d'un vieux film des années quatre-vingts s'imprima dans son esprit, et il préféra se taire, de peur que Eva se mette en tête de lui proposer une démonstration immédiate, par exemple sur son chat.

Mais sa patronne, qui achevait de boutonner sa blouse, baissa simplement les yeux et dit, très doucement : « Non seulement je l'ai imaginé, mais j'ai déjà testé cette méthode. Sur toi. Tu es le chien qui a disparu de ce laboratoire il y a un moins. »

Alors là, Stephen éclata de rire — un rire franc, sain, libérateur. Il se laissa tomber sur le lit et s'écria : « Ava (il en avait les larmes aux yeux), cette fois tu m'a vraiment fait flipper ! »

Ava ramassa simplement la cage qui contenait le jeune chat et dit, avant de quitter la pièce : « Je vais augmenter ton degré d'accréditation. Tu n'auras qu'à consulter l'intégralité des archives sur ce fameux chien. »

Le jeune homme se figea, puis éclata : « Arrêtes de me prendre pour un idiot. Même si tu avais pu changer un chien en être humain, jamais tu n'aurais pu lui donner une éducation et les souvenirs d'une vie ! »

Mais Ava Lutner avait déjà quitté la pièce. C'est alors que Stephen se rappela laquelle des inventions de sa patronne avait définitivement assuré sa fortune : la cartographie réparatrice des lésions au cerveau humain. Une technologie dont Stephen avait par pure coïncidence bénéficiée après son accident de voiture.

Le jeune homme enfila ses chaussures et rentra directement chez lui.

 

 

CHAPITRE TROIS

 

 

Dans son minuscule studio, Stephen prit sa douche, avala le contenu d'un plateau-repas tout prêt, vautré sur son canapé-lit devant son écran mural qui diffusait son programme préféré (en tout cas selon son pourvoyeur d'accès au Médianet). Il se sentait la tête vide.

Puis il lui vint à l'idée de consulter ses archives numériques. Faute de place, il n'avait pratiquement rien conservé de sa vie d'avant son premier boulot au laboratoire. Et l'immeuble de ses parents avait brûlé lors de l'arrestation musclé d'un groupe terroriste qui occupait le palier d'en dessous. Stephen zappa donc à travers les vidéos en relief automatiquement reconstitué (un service gratuit de l'hébergeur de ses souvenirs) de sa naissance, de ses parents et de sa vie de gamin gâté et stupide.

Et là, il se revit jouer avec son chien, Billy, et il repensa à son innocence d'alors. Bien sûr, le sexe l'obsédait déjà à l'époque, comme tous les adolescents, mais cela n'avait rien d'aussi compliqué. En fait sa vie d'alors était bien une pure chimère. C'était déjà une espèce de téléfilm interactif à peu de choses près tout public et pratiquement recommandé par le Conseil des Parents Chrétiens. Ava était folle, et méchante, pensa à nouveau Stephen. Et en même temps, il se sentait bander…

Le jeune homme soupira. Lui aussi devenait fou à force de l'écouter, et de se laisser faire. Stephen se leva pour aller fouiller dans un tiroir, où se trouvait l'un des rares souvenirs qu'il avait conservé de son enfance : le collier de Billy.

Identique au collier que portait le chien qu'Ava Lutner avait emmené dans la partie interdite de son laboratoire. La partie dans laquelle elle se livrait à ses recherches les plus en pointe. Celles dont même son laborantin personnel ignorait la nature.

Jusqu'ici.

Stephen fit mine de passer le collier à son cou. Bien sûr, il ne lui allait pas. Il déplia le canapé lit et se coucha, vêtu de son seul caleçon. Il lui était interdit à cause sa récente opération du cerveau d'utiliser les casques à sommeil pour s'endormir sans délai. Stephen pensait qu'il cogiterait pendant des heures, mais ce ne fut même pas le cas : Il sombra très vite comme une masse dans un océan de rêves indistincts, le collier de Billy encore à la main.

 

 

CHAPITRE QUATRE

 

 

Ce fut un appel téléphonique en urgence qui le réveilla, peut-être trois heures plus tard. La voix d'Ava était déformée par la souffrance : «  Stephen, viens vite. Je n'en ai plus pour longtemps. Je suis dans… mon laboratoire !  ».

Le jeune homme bondit hors de son lit et s'habilla rapidement. Dix minutes plus tard, il entrait dans le saint des saints.

L'ambiance y était très différente que dans les autres pièces où il avait l'habitude de travailler : ici tout était sombre, en désordre, encombré. Il y avait plusieurs cuves énormes, et l'équipement qui y était relié bourdonnait et pompait bruyamment on ne sait quel liquide. Cependant, le vacarme ambiant n'empêcha pas Stephen de distinguer un halètement rauque, tout proche, à terre, derrière l'une des cuves.

Il reconnu le beau visage d'Ava du premier coup d'œil, mais son corps… Son corps dénudé était mangé de pustules bleues noirâtres. Le cœur du jeune homme chavira. Il voulait éclater en sanglots. Il tomba à genoux : « Qu'avez-vous… Qu'est-ce que tu as fais ! », s'écria-t-il.

« Ce n'est pas contagieux… râla Ava Lutner. C'est seulement le nouveau séquençage de mon génome… qui a échoué. Je voulais… tester ma théorie, dans une autre direction. Comprends-moi… »

Et elle sourit bizarrement : « J'ai toujours rêvée d'être une chatte… Mais, je crois bien que sur ce coup-là, j'ai seulement pensé avec ma chatte. »

Et elle se mit à ricaner affreusement. Cette fois, Stephen pleurait à chaudes larmes. Il attrapa la main noircie, tordue et recroquevillée : « Ava, oh, Ava, pourquoi… et merde ! »

Sa patronne eut un spasme, elle ferma les yeux, puis les rouvrit : « Ainsi tu m'aimais pour de vrai. C'est tout à fait naturel, les chiens… sont fidèles. J'avais déjà tout prévu, s'il m'arrivait quelque chose… Dans mon bureau, il y a déjà un corps, semblable au mien. Tu détruiras celui-ci, dans l'incinérateur de ce laboratoire : Nous ne voulons pas qu'ils aient à qu'ils viennent fouiner ici… et s'emparer de tous nos petits secrets. »

Elle sourit à nouveau : «  Et aussi, même si je sais que cela ne va pas te plaire, prends bien soin de mon chat. N'aie pas peur, je crois bien qu'il ne te griffera plus, sauf bien sûr tu l'énerves un peu trop… »

Elle grimaça à nouveau de douleur, puis souffla, très bas : « Je suis désolée Stephen, désolée pour tout ce que je t'ai dit… de mal, pour tout ce que je t'ai fait ! ».

Et Ava Lutner ferma les yeux, mais sa poitrine affreusement ravagée se soulevait encore. « Non, non ! protesta alors le jeune homme : Il faut que vous teniez bon ! Il doit y avoir un remède, un antidote  Vous avez forcément prévu un antidote, un moyen d'enrayer la nouvelle séquence, et de revenir à l'ancienne… »

« Non… souffla sa patronne, les paupières scellées et cernées de noir violacé : « J'ai assez fait de dégâts comme ça… »

Et son cœur cessa de battre.

Stephen pleura longuement. Elle était folle, complètement folle, mais il l'aimait. Il l'aimait comme un fou. Et c'était seulement maintenant qu'il s'en apercevait… Puis il réalisa qu'il n'était pas seul dans la pièce. Le jeune homme se releva brusquement, et la tête d'Ava Lutner retomba sur le revêtement vitrifié du sol avec un choc sourd.

« Est-ce qu'elle est… ? » fit une voix qu'il ne connaissait pas.

C'était celle d'un adolescent très mince, aux cheveux blancs comme la neige, et aux yeux bleus très clairs. Il portait une simple blouse d'hôpital. Il était trempé, et il tremblait, de peur, ou de froid.

« Elle est morte… », répondit doucement Stephen. « Qui êtes-vous ? »

« Je ne suis pas sûr, » répondit alors le garçon. Et il s'effondra.

En le retenant, Stephen remarqua à quelques pas le tas de sacs vides sur le sol. Assez de cellules indifférenciées pour compenser la différence de masse entre un humain de bonne taille et un animal de taille beaucoup plus réduite.

 

 

CHAPITRE CINQ

 

 

Après avoir détruit le corps de sa patronne, refermé l'entrée de son laboratoire secret, trouvé le cadavre du clone dans son bureau, et appelé des secours, Stephen consulta les notes que sa patronne lui avait laissées. Apparemment le jeune homme héritait du laboratoire et de ses archives. Le garçon inconnu – Emo Saknüssen, d'après la fausse identité qu'Ava lui avait fait attribué – devenait son nouvel assistant, tandis que Stephen devenait le nouveau directeur.

Ava Lutner était censé être morte des suites d'une allergie violente, qu'elle avait elle-même provoqué en s'injectant dans son bureau une substance de synthèse, comme le prouvait la caméra de surveillance. Cela avait dû être un jeu d'enfant pour la scientifique de programmer son clone, de l'animer comme une vulgaire marionnette. Elle avait laissé une lettre expliquant qu'elle avait perdu foi en ses recherches et qu'elle s'estimait finie. Elle ne pouvait pas supporter cette idée et avait décidé de mettre fin à ses jours.

Son corps fut officiellement incinéré une semaine plus tard. La police n'avait réussi à détecter la technique de clonage utilisée par la brillante scientifique.

Stephen avait pu accéder aux archives concernant le chien disparu. Et les rêves étranges qu'il avait eu toutes ces nuits lui étaient revenus en mémoire. Puis le jeune homme avait éclaté de rire, jusqu'à en avoir mal aux cotes et à se rouler par terre. Il avait fait très peur au jeune Emo alors, et s'apercevoir de la réelle inquiétude du garçon l'avait enfin calmé.

Bien sûr, Stephen le détestait cordialement, mais d'un autre côté, Emo s'accrochait désespérément à lui, au point, parfois, d'enfoncer ses ongles toujours un peu trop long dans la peau du jeune homme lorsqu'il le serrait dans ses bras ou lui sautait au cou. Un jour, ils devraient avoir une longue discussion tous les deux, et pas seulement à propos de l'absolue nécessité pour un laborantin de garder des ongles courts et parfaitement limés.

Stephen n'avait pas encore décidé de l'usage qu'il ferait du laboratoire d'Ava Lutner. Peut-être qu'en parler avec Emo l'aiderait à voir plus clair dans l'avenir qu'il comptait donner aux dernières découvertes de sa défunte maîtresse.

 

 

FIN

Achevé le mardi 15 août 2006.

 

Tous droits réservés David Sicé.

 

Illustration réalisée avec les logiciels Poser 5 et Cinema 4D 8.5