Cet article est placé par David Sicé sous licence
GFDL et GNU à ce jour.
*0*
Historiquement, le français est du latin qui a perdu ses cas,
pris l'accent du nord et s'écrit désormais avec des espaces
entre les mots.
Mais imaginons un instant que le français n'ait pas perdu ses cas.
Imaginons qu'il se soit juste un peu emmêlé les pinceaux ?
Qu'arriverait-il si nous y remettions un peu d'ordre ?
Bien des choses, et en particulier une surprenante
simplification de sa grammaire.
*1*
Ce que le Francescan va vous donner...
...sur le champ et gratuitement !
Le Francescan va changer votre vision du français,
et des langues en général. Il va vous montrer en quelques minutes
à quel point les différences entre les langues à cas
(le latin, le japonais) et les langue sans cas (le français, l'anglais),
et les langues agglutinantes (le finnois) sont illusoires.
*2*
Le Francescan permet en outre de se préparer mentalement
à l'apprentissage d'une langue à cas ou agglutinante
quand on n'en pratique pas couramment.
C'est une gymnastique de l'esprit qui coûte un minimum
de temps d'apprentissage et qui améliore votre français
maternel, et libère votre pensée : pour la première fois
vous verrez enfin à quoi ressemble votre manière de
parler le
français d'un point de vue
complètement extérieur.
*3*
Le Francescan permet d'éprouver le plaisir
de maîtriser une nouvelle langue sans l'effort et le temps d'apprentissage qui va habituellement avec.
Il sonne cependant comme une langue étrangère agglutinante
et à cas. Si en plus on prend un accent,
il devient très difficile de le rapprocher au français.
*4*
Le Francescan permet enfin, et ce n'est pas négligeable,
de coder ses conversations et ses pages Internet
quasi instantanément, surtout si vous commencez à
écrire phonétiquement vos mots.
Cela posera
d'épineuses
difficultés aux logiciels de scan en ligne ou de conversation téléphonique, sans que votre correspondant humain initié au
Francescan n'éprouve de gêne.
Vous allez vite comprendre pourquoi.
*5*
Cette langue a été crée en cinq minutes et fait partie d'un groupe de langue que j'appellerai les langues intuitives, au même titre que le Primordial et l'Emotif. On peut la qualifier de langue a posteriori.
*6*
Le Francescan est également une protolangue naturelle,
car il a vocation de se transformer rapidement
en langue naturelle une fois massivement pratiqué.
Il suit la démarche exactement inverse qui a conduit le latin
à s'aider de préposition, donc à progressivement
perdre ses cas, puis l'ordre usuel de ses phrases,
pour se transformer en langue romane plus ou moins sans cas.
En toute logique, les Francescans vont, par la pratique,
fusionner tout ce qui est collé à la fin des mots
pour les transformer en cas originaux.
Ils crééront ainsi par la pratique et sans aucun effort,
autant de nouvelles langues et patois communautaires.
Mais trève de bavardages.
*7*
LES REGLES DE GRAMMAIRE
GENERATIVES DE VOCABULAIRE
1. Collez le pronom à la fin du verbe conjugué simple.
« Je marche » = « Marcheje ».
*8*
2. Collez l'auxiliaire à la fin du participe passé
du verbe conjugué complexe.
« J'ai marché » = « Marchéaije »
*9*
3. Collez l'adverbe devant le verbe.
« Je marche silencieusement » = « Silencieusementmarcheje »
« Je n'ai marché » = « Nemarchéaije »
*10*
S'il s'agit d'une négation en deux temps,
le premier temps va devant, le second va à la fin.
« Je n'ai pas marché » = « Nemarchéaijepas »
*11*
Vous pouvez aussi coller le premier temps
directement devant l'auxiliaire si ça vous fatigue moins
« Je n'ai pas marché » = « marchénaijepas»
*12*
4. Collez le déterminant à la fin du mot qu'il détermine.
« La forêt » = « Forêtla »
*13*
5. Collez la préposition à la fin du mot qu'elle précède.
« Dans la forêt » = « Forêtladans »
*14*
6. Collez l'adjectif devant le mot.
« Un cerf rouge » = « Rougecerfun » (prononcer « roujesserain »).
*15*
7. En position d'attribut, le verbe attributif se colle à la fin de l'adjectif.
« Le cerf était rouge » = « Rougeétait cerfle »
(prononcer « rougétêsserleu »).
*16*
8. L'adverbe se colle devant l'adjectif
lorsqu'il est employé à l'influencer.
« Ce cerf était si beau » = « Sibeauétait cerfce »
(prononcer « siboétêssersseu »).
*17*
9. Rejetez le verbe à la fin si vous faites une phrase simple
(un seul verbe), parce que si votre interlocuteur loupe le début de votre phrase, il aura quand même une idée de ce qui s'y passe.
« Ce matin, je marchais dans la forêt » = « Matince, forêtladans marchaisje » (Prononcer : « matainsseu, forêladan marchaijeu ».
*18*
Le complèment d'objet direct se place alors
au plus près du verbe :
« Tout autour de moi, les arbres avaient un feuillage splendide » = « moideautourtout, arbresles splendidefeuillageun avaient. »
*19*
10. Le pronom relatif ou la conjonction
ou tout type de connecteur se colle à la fin du premier mot
de la proposition, ou du premier mot
qui vient s'ajouter à la première phrase.
« Je disais que… » = « Disaisjeque »
« Paul et Virginie » = « Paul, Virigineet »
« Je marchais dans la forêt quand soudain, j'ai vu un cerf rouge »
= « forêtladans marchaisjequand, soudainrougecerfun vuaije ».
*20*
Vous avez bien sûr plusieurs combinaisons possibles
selon le sentiment que vous voulez exprimer.
Dans l'exemple précédent,
on peut aussi coller l'adverbe « soudain » devant « vuaije ».
« Je marchais dans la forêt quand soudain, j'ai vu un cerf rouge »
= « forêtladans marchaisjequand, rougecerfun soudainvuaije».
N'hésitez pas à tester ou varier, pour ne retenir
que la formule qui vous plaît le plus.
*21*
Vous êtes en réalité en train de mettre le doigt
sur des incohérences grammaticales française.
Par exemple, les mots "mais" et "aussi"
appartiennent à trois classes différentes,
et la syntaxe, et le sens semble varier adhoc.
Or vous allez vous rendre compte à l'usage
qu'en Francescan ces deux mots n'ont plus qu'un seul sens
et une seule manière
de se placer agréablement;
quelque soit le cas de figure de la phrase française originale.
*22*
11. Renvoyez la proposition principale à la fin,
parce que si votre interlocuteur loupe le début de la phrase,
il saura quand même ce qui s'est passé de « principal »
dans ce que vous lui racontez.
« Je disais que je marchais dans la forêt
quand soudain j'ai vu un cerf rouge »
= « soudainrougecerfun vuaijequand,
forêtladans marchaisjeque, disaisje. »
*23*
Notez que dans cet ordre
(beaucoup plus logique et confortable :
on établit le contexte avant de raconter n'importe quoi),
les connecteurs se collent au dernier mot de la proposition
dépendant de la principale, et annoncent par là,
chaque nouvelle proposition plus importante que la précédente,
selon une montée en tension parfaite !
*24*
Bien entendu vous êtes, comme en français, libre de raconter les choses dans un ordre différent, du moment que vous continuez à respecter la règle du verbe à la fin.
*25*
On peut imaginer une variante pour toutes les langues
qui ne sont pas à cas (par exemple l'Englecase) –
et possiblement un langage inverse
pour toutes les langues qui ont des cas !
FIN