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CHRONIQUES DE LA SCIENCE-FICTION

michel
mène
l'enquête

Espionnage de Georges Bayard parue dans
la Bibliothèque Verte pour la première fois en 1958.
La première aventure de Michel Thérais,
illustré par Philippe Daure.

ACTUALITE

Novembre 1973 : Le livre paraît dans la Bibliothèque Verte.

Résumé

Michel est l'aîné d'une famille nombreuse : une nouvelle petite soeur, deux faux faux jumeaux turbulents, auquel vient s'ajouter le cousin Daniel, à peu près aussi imprudent que Michel lui-même.

Les jumeaux ayant "emprunté" une statuette égyptienne à un antiquaire voisin, Michel et Daniel en profitent pour improviser un atelier photomontage, et faire poser la statuette devant une photo de temple égyptien dans le bureau du père de Michel (un ingénieur).

Daniel s'aperçoit que le couvre-chef de la statue peut se séparer du reste. Michel dévisse le bouchon et trouve une enveloppe contenant d'étranges pellicules photos. Ni vu ni connu, Michel garde l'enveloppe et fait rendre la statue par les faux jumeaux.

Du coup, toute la maisonnée va ignorer les dangers qu'elle court à présent car Michel a seulement envoyé les pellicules à son père absent par la poste, sans prévenir personne.

Le lendemain, l'antiquaire est assommé, mais lui non plus ne veut pas prévenir la police, un prétendu thésard se pointe chez Michel pour faire la visite de sa vaste maison (une demeure historique) et les premières lettres de menaces arrivent (en fait, elles n'arrivent pas parce que les jumeaux ont piqué la première lettre par vengeance envers Michel).

***

Bayard cumule les décors mystérieux directement au domicile de son héros (pratique pour le lancer à l'aventure), avec un certain bonheur, et une certaine fraîcheur qui sauve l'aspect "grosses ficelles" de ce genre de production.

Il y a beaucoup de scènes "historiques" où l'on retrouve une civilisation disparue aujourd'hui, celle où le laitier venait remplir sur le pas de votre porte votre jatte de lait frais (non iradié, non dopé à je ne sais quel médicament pour faire produire davantage les vaches... ).

Comme le dit fort justement le père de Michel, il faudrait apprendre aux héros à faire la différence entre le courage et la témérité. En effet, ce n'est que parce que nous sommes dans un roman pour la jeunesse que l'aventure ne tourne pas extrêmement mal pour quelques uns de ces gamins turbulents et leurs proches.

L'histoire est cependant plaisante à lire quand justement on fait attention aux petits détails désuets, au portrait de la famille et des gamins : qu'importe s'il est daté, le portrait existe, il est tangible.

Et là, cela change du rayon soupe en poudre dont les produits submergent facilement les collections pour la jeunesse.